Salive

La salive est un liquide biologique sécrété par les glandes salivaires, au sein de la bouche.


Catégories :

Système digestif

La salive est un liquide biologique sécrété par les glandes salivaires, au sein de la bouche.

Elle joue un double rôle d'humidification des muqueuses et de préparation des aliments pour leur digestion.
Elle contribue (chez l'homme et d'autres mammifères) directement à la digestion de l'amidon (à condition que la nourriture ne soit pas chaude ; l'amylase salivaire étant dégradée au dessus de 37 °C)
Elle possède aussi un rôle antiseptique et un rôle de protection de l'œsophage.

La salivation est un réflexe inné, mais qui peut être acquis, comme l'a montré l'expérience de Pavlov.

D'une personne à l'autre, la sécrétion peut fluctuer de 500 à 1200ml par jour : 70% d'origine parotidienne, 20% submandibulaire (la production des autres glandes étant assez négligeable). La sécrétion de repos serait d'environ 100 ml par jour tandis que la sécrétion stimulée serait à peu près dix fois supérieure. Le débit de sécrétion montre des variations nycthémérales (minimum à 3h00, maximum entre 12h00 et 22h00). Nous pouvons produire plus de 36 000 litres de salive en une vie, soit plus d'une demi-tonne de ce liquide par an. A côté de la phonation et des repas, la déglutition salivaire est , de loin, le travail principal apporté par une bouche. En moyenne, il y a une déglutition par minute (de jour comme de nuit).

La viscosité fluctue selon l'origine :

Le pH fluctue selon l'origine :

N. B. Une stimulation de la sécrétion fait augmenter le pH.

Compte tenu de sa riche composition, la salive pourrait un jour remplacer les prises de sang. Une première étape clé dans cette voie vient d'être franchie grâce au décryptage complet du protéome salivaire. 1166 protéines différentes ont en effet été identifiées dans la salive[1]. Les tests salivaires sont déjà employés pour la recherche de stupéfiants

La majorité des protéines présentes dans la salive sont impliquées dans les voies de signalisation activées par le corps en cas d'infection ou de lésion organique.

Des études précédentes[2][réf.  incomplète] ont déjà prouvé qu'elles formaient un bon indicateur pour diagnostiquer les cancers buccaux mais aussi l'infection par le virus du SIDA, par la recherche des anticorps ciblés sur le virus. Cette liste sera bientôt élargie pour inclure des principales causes de décès comme le cancer et les maladies du cœur. Si cette hypothèse se confirme, les médecins disposeront ainsi d'un nouvel outil de diagnostic plus aisé à mettre en œuvre et aussi moins coûteux, adapté, par exemple, pour des campagnes de dépistage ou la pratique de la médecine humanitaire.


L'eau forme 99% de la salive. Solution hypotonique (qui est moins concentrée en ions) comparativement au plasma sanguin, elle peut devenir isotonique ou même hypertonique dans certaines conditions. En dissolvant des aliments, la salive sert à détecter leur goût.

La salive n'est pas un simple ultrafiltrat du plasma;

Ion Non-stimulée (mEq/L) Stimulée (mEq/L) Plasma (mEq/L)
Na+ 2, 7 54, 8 143, 3
K+ 46, 3 18, 7 4, 1
Cl- 31, 5 35, 9 100, 9
HCO3- 0, 6 29, 7 27, 5

N. B. Noter la grande différence entre les concentrations en ion sodium et ion carbonate selon la condition de prélèvement.

  1. Amylase
  2. Lipase linguale
  3. Lysozyme (muraminidase)
  4. Kallicréine
  5. Protéines-riches-en-proline (PRP)
  6. Cystatine
  7. Statherine
  8. Gustine
  9. Histatine
  10. Anhydrase carbonique
  11. Lactoferrine
  12. Immunoglobulines
  13. Peroxydases
  14. Protéases déshydrogénases
  15. Phosphatases
  16. Albumine
  17. Mucines

La salivation est un acte réflexe, mais qui a aussi une composante culturelle et acquise : une bonne odeur ou la vue d'un gâteau peut nous faire saliver. La salivation peut aussi être génèrée par une sensation agréable, ou alors un souvenir, tout autant que par le contact mécanique avec les aliments.

Seule une moitié du litre (environ) de salive produite par jour est secrétée lors des repas.
L'autre moitié permet d'humecter les muqueuses de la bouche et de prévenir les infections, surtout les caries.

  1. UCLA Human Salivary proteome project
  2. Journal of Proteome Research
  3. Wong D, Les diagnostics salivaires, Pour la Science, décembre 2008, p 54-59


Recherche sur Google Images :



"Les fonctions de la salive:"

L'image ci-contre est extraite du site oasis-sensodyne.eu

Il est possible que cette image soit réduite par rapport à l'originale. Elle est peut-être protégée par des droits d'auteur.

Voir l'image en taille réelle (346 x 252 - 31 ko - gif)

Refaire la recherche sur Google Images

Recherche sur Amazone (livres) :




Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Salive.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 21/11/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu