Globus pallidus

Le globus pallidus sert à désigner une structure sous-corticale du cerveau appartenant au dispositif des ganglions de la base.



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Neuroanatomie - Anatomie humaine par système - Ganglions de la base

Vue en 3D du globus pallidus (en rouge).


Le globus pallidus (du latin, globe pâle) sert à désigner une structure sous-corticale du cerveau appartenant au dispositif des ganglions de la base. Le globus pallidus forme la partie interne du noyau lenticulaire et participe avec le striatum et la substantia nigra à un circuit striato-pallido-nigral qui forme le cœur du dispositif des ganglions de la base du primate.

Anatomie

Chez le primate, le globus pallidus (GP), est divisée par une fine lamelle de substance blanche en deux parties une externe (dite segment externe, noté GPe) et l'autre interne (segment interne, GPi). Le segment interne est en contact avec la capsule interne.

Les populations neuronales de ces deux segments sont identiques. Leurs arborisations dendritiques sont de grande dimension mais presque plates, discoïdes. Elles sont parallèles les unes aux autres et comparé au bord latéral du pallidum [1].

Sur le plan de l'évolution phylogénétique, le globus pallidus est la plus ancienne structure des ganglions de la base. La division entre GPe et GPi est spécifique au primate et n'existe pas chez les autres mammifères qui possèdent un globus pallidus unitaire. Chez les oiseaux, suite au Forum sur la nomenclature du cerveau aviaire, le noyau entopédunculaire a été renommé globus pallidus par homologie avec les autres vertébrés.

Le GP partage de nombreuses caractéristiques histologiques avec la substantia nigra (pars lateralis et pars reticulata) et , tout comme cette dernière, il reçoit de nombreux axones du striatum.

Schéma d'une coupe coronale du cerveau humain mettant en évidence les ganglions de la base dont le globus pallidus (externe, GPe et interne, GPi), le noyau sous-thalamique (STN), et la substantia nigra (SN).

Connexions

Le GP reçoit des axones des neurones épineux du striatum. Ces afférences sont inhibitrices et en particulier dirigées vers le GPe qui lui-même projette sur le GPi formant ce que DeLong a baptisé la voie indirecte de la motricité.

Le GPe entretient aussi la plupart de connexions réciproques avec le noyau sous-thalamique.

Le GPi forme la principale voie de sortie du pallidum et plus globalement des ganglions de la base (avec la substantia nigra pars reticulata). Il exerce une action inhibitrice sur le thalamus et le tronc cérébral, via le dispositif extra-pyramidal.

Fonction

Le GP fait parties des circuits nerveux sous-corticaux impliqués surtout dans la motricité, et surtout sur le contrôle de la posture. Mais il participe aussi à des fonctions non motrices (cognition, émotions, etc. ).

Références

  1. Yelnik et al. 1984, Percheron et al. 1984

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