Cœur

Le cœur est un organe creux et musculaire qui assure la circulation du sang en pompant le sang par des contractions rythmiques vers les vaisseaux sanguins et les cavités du corps d'un animal.


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Anatomie cardiaque - Anatomie du système cardio-vasculaire - Anatomie humaine par système

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Définitions :

  • Organe musculaire, creux et pulsatile assurant la circulation sanguine dans le corps humain ou animal; Organe reconnu comme susceptible de ... (source : fr.wiktionary)
Cœur de chien vu de profil (côté gauche)  :
1. Ventricule gauche. 2 Sillon inter-ventriculaire avec artères coronaires. 3 Ventricule droit. 4 Tissu graisseux. 5 Artère pulmonaire. 6 ligamentum arteriosum. 7 artère aorte. 8 truncus brachiocephalicus. 9 arteria subclavia sinistra. 10 oreillette droite. 11 oreillette gauche. 12 Tissu graisseux. 13 Veines pulmonaires.
Coupe frontale dans le ventricule gauche du cœur humain

Le cœur est un organe creux et musculaire qui assure la circulation du sang en pompant le sang par des contractions rythmiques vers les vaisseaux sanguins et les cavités du corps d'un animal. Le mot cardiaque veut dire «qui a rapport avec le cœur» ; il vient du mot grec cardia, «cœur», de la racine indo-européenne kērd

Le cœur est le «moteur», la pompe du dispositif circulatoire.

Le cœur humain

Structure

Dans le corps humain, le cœur se situe dans le médiastin, 2/3 à gauche et 1/3 à droite de la ligne médiane. C'est la partie médiane de la cage thoracique délimitée par les deux poumons, le sternum et la colonne vertébrale. Il se trouve légèrement à gauche du centre du thorax, en arrière du sternum, sur le diaphragme. C'est un organe creux mû par un muscle, le myocarde, et enrobé par le péricarde (pericardium) et l'endocarde ; il est entouré par les poumons.

Le cœur mesure de 14 à 16 cm et son diamètre de 12 à 14 cm. Sa taille est d'environ 1, 5 fois la taille du poing fermé de la personne. Légèrement moins gros chez la femme que chez l'homme, il mesure en moyenne chez ce dernier 105 mm de largeur, 98 mm de hauteur, 205 mm de circonférence. Le cœur d'un adulte pèse de 300 à 350 grammes. Ces dimensions sont fréquemment augmentées dans les affections cardiaques. Il consiste en quatre chambres, nommées cavités cardiaques : les atria ou oreillettes en haut, et les ventricules en bas. Chaque jour, le cœur pompe l'équivalent de 8 000 litres de sang pour un équivalent de 100 000 battements cardiaques.

Le cœur et les poumons

Un mur musculaire épais, le septum atrio-ventriculaire, divise l'atrium et le ventricule gauche de l'atrium et le ventricule droit, évitant le passage de sang entre les deux moitiés du cœur. Des valves entre les oreillettes et les ventricules assurent le passage unidirectionnel coordonné du sang depuis les atria vers les ventricules. L'organe central de la circulation sanguine est , en réalité, composé de deux cœurs accolés l'un à l'autre, mais cependant complètement différents l'un de l'autre : un cœur droit dit veineux (ou segment capacitif), et un cœur gauche dit artériel (ou segment résistif).

Les ventricules cardiaques ont pour fonction de pomper le sang vers le corps ou vers les poumons. Leurs parois sont plus épaisses que celles des atria, et la contraction des ventricules est plus importante pour la distribution du sang.

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  1. Oreillette droite
  2. Oreillette gauche
  3. Veine cave supérieure
  4. Aorte
  5. Artère pulmonaire
  6. Veine pulmonaire
  7. Valve mitrale (auriculo-ventriculaire)
  8. Valve aortique
  9. Ventricule gauche
  10. Ventricule droit
  11. Veine cave inférieure
  12. Valve tricuspide (auriculo-ventriculaire)
  13. Valve sigmoïde (pulmonaire)

Du sang appauvri en oxygène par son passage dans le corps entre dans l'atrium droit par trois veines, la veine cave supérieure (vena cava superior), la veine cave inférieure (vena cava inferior) et le sinus coronaire. Le sang passe ensuite vers le ventricule droit. Ce dernier le pompe vers les poumons par l'artère pulmonaire (arteria pulmonalis).

Après avoir perdu son dioxyde de carbone aux poumons et s'y être pourvu de dioxygène, le sang passe par les veines pulmonaires (venæ pulmonales) vers l'oreillette gauche. De là le sang oxygéné entre dans le ventricule gauche. Ce dernier est la chambre pompante principale, ayant pour but d'envoyer le sang par l'aorte (aorta) vers l'ensemble des parties du corps sauf les poumons.

Coupe transversale à travers les ventricules (le ventricule gauche est à droite de l'image)

Le ventricule gauche est énormément plus massif que le droit parce qu'il doit exercer une force énorme pour forcer le sang à traverser tout le corps contre la pression corporelle, alors que le ventricule droit ne dessert que les poumons.

Bien que les ventricules se trouvent en bas des atria, les deux vaisseaux par lesquels le sang quitte le cœur (l'artère pulmonaire et l'aorte) se trouvent en haut du cœur.

La paroi du cœur se compose de muscles qui ne se fatiguent pas. Elle consiste en trois couches différentes. La première est le péricarde (pericardium) qui se compose d'une couche de cellules épithéliales et de tissu conjonctif. La seconde est l'épais myocarde (myocardium) ou muscle cardiaque. À l'intérieur se trouve l'endocarde (endocardium), une couche additionnelle de cellules épithéliales et de tissu conjonctif.

Le cœur a besoin d'une quantité importante de sang, offerte par les artères coronaires (dont la circulation est dite diastolique) gauche et droite (arteriæ coronariæ), des embranchements de l'aorte.

La révolution cardiaque

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Diastole et
Systole auriculaire

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Systole ventriculaire
Battements cardiaques filmés en IRM; seuls les ventricules sont visibles

La fréquence cardiaque au repos est de 55 à 80 battements par minute, pour un débit de 4, 5 à 5 litres de sang par minute. Au total, le cœur peut battre plus de 2 milliards de fois en une vie. Chacun de ses battements entraîne une séquence d'événements collectivement nommés la révolution cardiaque. Celle-ci consiste en trois étapes majeures : la systole auriculaire, la systole ventriculaire et la diastole :

  1. Au cours de la systole auriculaire, les oreillettes se contractent et éjectent du sang vers les ventricules (remplissage actif). Une fois le sang expulsé des oreillettes, les valves auriculo-ventriculaires entre les oreillettes et les ventricules se ferment. Ceci évite un reflux du sang vers les oreillettes. La fermeture de ces valves produit le son familier du battement du cœur.
  2. La systole ventriculaire implique la contraction des ventricules, expulsant le sang vers le dispositif circulatoire. Une fois le sang expulsé, les deux valves sigmoïdes - la valve pulmonaire à droite et la valve aortique à gauche - se ferment. Ainsi le sang ne reflue pas vers les ventricules. La fermeture des valvules sigmoïdes produit un deuxième bruit cardiaque plus aigu que le premier. Pendant cette systole les oreillettes désormais relâchées, se remplissent de sang.
  3. Enfin, la diastole est la relaxation de l'ensemble des parties du cœur, donnant la possibilité le remplissage (passif) des ventricules, par les oreillettes droites et gauches et depuis les veines caves et pulmonaires.

Le cœur passe 1/3 du temps en systole et 2/3 en diastole.

L'expulsion rythmique du sang provoque ainsi le pouls qu'on peut tâter.

Régulation des contractions cardiaques

Automatisme cardiaque

Le muscle cardiaque est'myogénique'. Ceci veut dire qu'à la différence du muscle squelettique, qui a besoin d'un stimulus conscient ou réflexe, le muscle cardiaque s'excite lui-même. Les contractions rythmiques se produisent spontanément, quoique leur fréquence puisse être affectée par des influences nerveuses ou hormonales telles l'exercice ou la vision de danger.

La dépolarisation des cellules cardiaques au cours d'un cycle

La séquence rythmique des contractions est coordonnée par une dépolarisation (inversion de la polarité électrique de la membrane par passage actif d'ions à travers celle-ci) du nœud sinusal ou nœud de Keith et Flack (nodus sinuatrialis) localisé dans la paroi supérieure de l'atrium droit. Le courant électrique induit, de l'ordre du millivolt, est transmis dans la totalité des oreillettes et passe dans les ventricules par l'intermédiaire du nœud atrio-ventriculaire. Il se propage dans le septum par le faisceau de His, constitué de fibres spécialisées nommées fibres de Purkinje et servant de filtre en cas d'activité trop rapide des oreillettes. Les fibres de Purkinje sont des fibres musculaires spécialisées donnant la possibilité une bonne conduction électrique, ce qui assure la contraction simultanée des parois ventriculaires. Ce dispositif électrique explique la régularité du rythme cardiaque et assure la coordination des contractions auriculo-ventriculaires. C'est cette activité électrique qui est analysée par des électrodes posées à la surface de la peau et qui forme l'électrocardiogramme ou ECG.

Régulation par le dispositif nerveux central

La puissance et la fréquence des contractions sont modulées par des centres localisés dans le bulbe rachidien, par le biais de nerfs cardio-modérateur et cardio-stimulateur. Ces centres nerveux sont sensibles aux conditions sanguines : pH, concentration en dioxygène.

Régulation hormonale

Les hormones telles que l'adrénaline et la noradrénaline (hormones du dispositif adrénergique ou [ortho]sympathique) ou les hormones thyroïdiennes (T3) facilitent la contractilité. Au contraire, les hormones telles que l'acétylcholine (hormone du dispositif cholinergique ou parasympathique) ralentissent le rythme cardiaque.

Le dispositif sympathique en plus de son action directe sur le cœur va provoquer une dilatation des artères coronaires (mais aussi des bronchioles) qui vascularisent le cœur donnant la possibilité alors une augmentation du débit sanguin et par conséquent une augmentation de l'effort musculaire est envisageable par conséquent une augmentation de la fréquence des contractions. Le dispositif parasympathique au contraire va produire une constriction des artères coronaires (et des bronchioles) entrainant alors une diminution du débit sanguin une diminution de l'effort musculaire potentiel, agissant à la manière d'un «frein moteur».

Maladies et traitements

Article détaillé : Maladie cardio-vasculaire.

L'étude des maladies du cœur se nomme la cardiologie. Les maladies cardiaques primaires incluent :

Si l'artère coronaire est bloquée ou rétrécie, on peut contourner le lieu affecté avec un pontage aorto-coronarien, ou l'élargir avec une angioplastie.

Les bêta-bloquants sont des drogues qui ralentissent le battement du cœur et diminuent les besoins du cœur en oxygène. La nitroglycérine et d'autres composés qui émettent l'oxyde nitrique sont utilisés dans le traitement des maladies cardiaques parce qu'ils provoquent la dilatation des vaisseaux coronaires.

La première greffe de cœur fut effectuée à l'hôpital Groote Schuur au Cap (Afrique du Sud) le 3 décembre 1967. Lewis Washkansky, 53 ans, reçut un cœur d'une jeune femme morte dans un accident routier. Il mourut 18 jours plus tard de pneumonie. L'équipe chirurgicale fut dirigée par Christiaan Barnard. En France, Emmanuel Vitria vécut de 1968 à 1987 avec un cœur greffé.

Premiers soins

La défaillance du cœur, organe vital, peut nécessiter une prise en charge urgentissime :

  1. inconscience : c'est-à-dire l'absence de réaction à la douleur ou à un ordre verbal simple,
  2. l'arrêt de la respiration, qu'on peut constater en observant l'absence de mouvement de la poitrine et l'absence de tout bruit respiratoire,
  3. et abolition des pouls, surtout, carotidien (ce point ne forme pas un élément fiable : avec le stress, la personne cherchant à prendre le pouls sent quelquefois son propre pouls au bout des doigts).

Dans 90 % des morts subites de l'adulte, le cœur est en fibrillation ventriculaire. Quand on est face d'un tel cas, il faut immédiatement appeler les secours puis commencer immédiatement la réanimation cardio-respiratoire en attendant les secours, afin de perfectionner les chances de survie qui reposent sur une prise en charge médicale particulièrement rapide pouvant permettre une défibrillation précoce.

Médias

Le cœur des autres animaux

Structure

La structure du cœur des autres mammifères et des oiseaux est comparable à celle de l'homme avec ses quatre chambres.

Les amphibiens ont un cœur à trois chambres, comme la grenouille par exemple. Les poissons ont un dispositif circulatoire simple plutôt que double, ainsi qu'un cœur à deux chambres. Les cœurs des arthropodes et des mollusques n'ont qu'une seule chambre.

Battement du cœur

Des animaux plus petits ont en règle générale un battement du cœur plus rapide. Les jeunes animaux ont un battement du cœur plus rapide que les adultes de la même espèce.

Quelques fréquences cardiaques suivant les espèces :

Baleine grise 9 fois par minute
Phoque commun 10 fois par minute (plongeant)
140 fois par minute (sur terre)
Éléphant 25 fois par minute
Être humain 60-120 fois par minute
Moineau 500 fois par minute
Musaraigne 600 fois par minute
Oiseaux-mouches jusqu'à 1 200 fois par minute en vol pour certaines espèces

Il existe aussi un lien entre la longévité moyenne dans une espèce et la fréquence cardiaque dans cette espèce. Les espèces à cœur lent ont généralement une plus grande longévité.

Historique et symbolique

De l'Antiquité à la Renaissance  : hésitations sur le rôle du cœur

Le cœur a pendant longtemps été reconnu comme le siège des sensations et du mouvement volontaire. Probablement l'augmentation du rythme cardiaque lors des émotions est-elle à l'origine de cette croyance.

Aristote (IVe siècle av. J. -C. ) lui a attribué ce rôle, alors que Galien (IIe siècle) situait plutôt ces fonctions dans le cerveau.

Le Moyen Âge a longtemps hésité entre ces deux conceptions. Turisanus a nié au cœur le statut de faculté issue d'une puissance de l'âme [1].

Ce n'est qu'à partir du XVIIIe siècle que le cœur commence à être détrôné définitivement de sa fonction de siège des sensations, avec les travaux de François Joseph Gall, puis de François Broussais sur le cerveau.

Des travaux bien plus récents ont montré le rôle respectif des deux hémisphères du cerveau, avec une spécialisation de chaque hémisphère. Le cerveau droit est ainsi reconnu comme celui qui traite les émotions, et comme plus holistique (voir sur ce point Symétrie cérébrale). On consultera aussi les travaux effectués par le psychologue Tony Buzan dans les années 1970 sur les fonctions des hémisphères cérébraux.

Le cœur conserve sa fonction symbolique

Le cœur : symbole de l'amour

Le cœur n'est pas uniquement un organe essentiel à la vie, il représente aussi l'amour. Le cœur est le symbole de l'amour : on donne de façon métaphorique son cœur à la personne qu'on aime pour lui signifier qu'on lui confie sa vie. Ceci provient certainement de l'accélération cardiaque génèrée par l'émoi (le stress) quand on pense à l'être aimé (du fait de l'élévation de la pression artérielle, on sent battre le cœur dans sa poitrine, le cœur «bat la chamade»).

En réalité, le mot cœur sert à désigner plus largementce qui se trouve au centre (le cœur du problème, au cœur de la nuit…. Il est ainsi important de comprendre que lorsque certains auteurs orientaux parlent du cœur de l'homme, ces auteurs parlent du centre de l'homme (= centre de gravité, ou hara localisé 2 travers de doigts sous le nombril) et non pas du cœur-organe). Le cœur est symboliquement attaché à tout ce qu'il y a qui plus est important, qui plus est essentiel ; nous avons tout autant besoin de nos poumons que de notre cœur pour vivre, mais il semblerait que ce dernier soit cependant illimitément plus important dans notre inconscient dans la mesure où il a acquis une place essentielle dans notre langue en représentant l'amour, la générosité, la franchise, le courage

En religion, le Sacré-Cœur est le Cœur royal de Jésus-Christ.

Dans l'Antiquité, les traités d'anatomie considéraient le cœur comme le siège des émotions, des passions, de la volonté, du courage, de la pensée, de l'intelligence et de la mémoire.

Le cœur dans l'art

Notes et références

  1. Voir les actes du colloque mondial (15-18 novembre 2000) Le cœur de l'Antiquité au XVIIIe siècle. Physiologie, mystique, images

Voir aussi

Liens externes

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