Audition

L'audition est le fruit d'un mécanisme complexe assuré par les deux oreilles et les voies centrales avec surtout un rétro-contrôle permanent du cerveau.


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L'audition est le fruit d'un mécanisme complexe assuré par les deux oreilles (pour permettre la perception binaurale stéréophonie) et les voies centrales avec surtout un rétro-contrôle permanent du cerveau.

Pour qu'on puisse entendre, plusieurs transformations se produisent dans l'oreille.

Galerie anatomie

Mécanisme simplifié rôle de l'oreille

Les sons sont captés par le Pavillon, puis pénètrent dans le conduit auditif externe. Ces ondes mettent en vibration le tympan (énergie mécanique) dans l'oreille moyenne. Des osselets (Marteau, Enclume, Etrier) vont transmettent cette énergie et l'augmentent, pour éviter la perte d'énergie liée au passage du milieu aérien au milieu liquidien. L'étrier est en contact avec la fenêtre ovale, point d'entrée dans l'oreille interne.
L'onde ainsi créée met en vibration la membrane basilaire se trouvant dans la cochlée. Cette membrane va permettre une première analyse du son surtout en fréquence (tonotopie). La partie basse de la cochlée va analyser les sons aigus la partie haute (apex) va coder pour les graves.
Il existe deux dispositif de cellule sensorielle dans la cochlée :
  • Les cellules ciliées internes
elles transmettent le son vers les voies centrales.
  • Les cellules ciliées externes
les plus nombreuse reçoivent les voies efférente du cerveau et vont agir en préamplificateur du son pour une adaptation en temps réel de l'audition. Ce dispositif sert à comprendre la parole dans le bruit.

Organes de l'audition

Article détaillé : Oreille.

L'oreille externe (Œ)

Article détaillé : Oreille externe.

L'oreille externe est constituée du pavillon et du conduit auditif externe. Le pavillon, capte les ondes acoustiques, il les transmet vers le conduit auditif externe. Le pavillon, par sa géométrie, permet d'avoir une audition pourvue de directivité. C'est une sorte d'antenne acoustique, qui nous sert à localiser un évènement sonore, un bruit. Le pavillon augmente de quelques décibels les fréquences voisines de 5 kHz, le conduit auditif externe augmente d'une dizaine de décibels celles autour de 2, 5 KHz et 4 KHz. L'effet total du corps (épaules, tête) et de l'oreille externe génère globalement une augmentcation qui va de 5 à 20 décibels entre 2000 et 7000 Hz.

En avançant en âge, deux paramètres vont se modifier. Le premier est le seuil d'audition qui passe d'environ 15 dBA (bruit "brun" - globalement un bruit extérieur perçu dans un local calme) à 35 dBA. Le deuxième est la qualité du filtre qui passe de 20000 Hz (env) à 12000 Hz (vers 60 ans).

L'oreille moyenne

Article détaillé : Oreille moyenne.

Elle est localisée dans une cavité osseuse du crâne (toujours en milieu aérien) côtoyant l'oreille interne, et sa pression relative est équilibrée comparé à la face externe du tympan grâce à la trompe d'Eustache communicant avec le nasopharynx.

Composée du tympan, de la chaîne d'osselets, son rôle est de transmettre l'information sonore en provenance de l'oreille externe pour l'acheminer vers l'oreille moyenne, tout en accomplissant l'adaptation d'impédance obligatione par le milieu liquide de cette dernière ; l'amplitude des mouvements est diminuée, leur force augmentée. En premier lieu, saisissant les déplacements du tympan, le marteau transmet son énergie à l'enclume qui, en second lieu réalise une démultiplication des mouvements qui seront appliqués à l'étrier.

L'oreille moyenne a la capacité de modifier l'amplitude d'entrée des sons par deux muscles antagonistes

L'oreille interne (OI)

Article détaillé : Oreille interne.

Logée dans le labyrinthe osseux, elle renferme deux organes indissociables : L'organe vestibulaire et la cochlée

L'organe vestibulaire

Cet organe est apparu avant la cochlée au cours de l'évolution, et lui est resté intimement associé, quoiqu'il n'ait a priori aucun rôle dans l'audition. Le vestibule est l'organe responsable de notre vision de l'équilibre. Il se compose de l'utricule, qui permet la détection des mouvements (accélérations) linéaires horizontale ; le saccule qui nous assure la vision mouvements (accélérations) linéaires verticaux (la pesanteur) (en position de référence) et des canaux semi-circulaires, qui assurent la vision des mouvements de rotation (accélérations angulaires).

la cochlée

C'est l'organe de l'audition. Le limaçon est un long cône enroulé en spirale et divisé en trois parties dans l'axe de sa longueur : la rampe vestibulaire, la rampe tympanique, et le canal cochléaire.

La rampe vestibulaire (scala vestibuli)

Remplie de périlymphe, cette rampe est scindée du canal cochléaire par la membrane de Reissner. On trouve à sa base la fenêtre ovale sur laquelle est appliquée la platine de l'étrier. C'est par cette mince paroi souple qu'entrent les vibrations dans le périlymphe, se propageant de la base (le vestibule) vers le sommet (apex).

La rampe tympanique (scala tympani)

Séparée du canal cochléaire par la membrane basilaire, la rampe tympanique contient aussi de la périlymphe, et se trouve reliée à la rampe vestibulaire par l'helicotréma à l'apex de la cochlée. Les vibrations provenant de la rampe vestibulaire passent dans la rampe tympanique par l'hélicotréma puis se propagent jusqu'à la base de la cochlée, où elles stimulent la fenêtre ronde, qui subit des déformations opposées à celles imposées par l'étrier à la fenêtre ovale.

Le canal cochléaire (scala media)

C'est la rampe centrale de la cochlée, comprise entre les rampes tympanique et vestibulaire. Le canal cochléaire est rempli d'endolymphe, et scindé des rampes vestibulaire et tympanique respectivement par la membrane de Reissner et la membrane basilaire. Le canal cochléaire contient l'organe de Corti, l'élément sensoriel de l'audition, qui est stimulé mécaniquement par les vibrations se propageant au sein des rampes cochléaires. (Plus exactement ce sont les différences de pression entre les rampes vestibulaire et tympanique qui agissent sur l'organe de Corti. )

L'organe de Corti

L'élément sensoriel de l'audition est l'organe de Corti. Cet organe est enfermé dans le canal cochléaire, et baigne dans l'endolymphe. Supporté par la membrane basiliaire, l'organe de Corti couvre tout le long de la cochlée et contient des milliers de cellules sensorielles ciliées (24000 par oreille) reliées à des fibres nerveuses provenant du nerf auditif. Les cellules ciliées possèdent une organisation spatiale remarquablement élaborée en trois dimensions, rendue envisageable par un arrangement spécialisé de cellules de soutiens et de membranes.

On peut distinguer deux types de cellules sensorielles ciliées :

On compte le long de la cochlée humaine à peu près 3500 cellules ciliées internes et 12500 cellules ciliées externes, qui sont reliées à à peu près 35000 fibres nerveuses.

Une propriété de base de l'organe de Corti est qu'il effectue une analyse en fréquence des stimulations sonores. En réponse à une fréquence donnée, les différentes portions de l'organe le long de la cochlée vibrent avec des amplitudes différentes. Les régions basales répondent aux fréquences élevées (dans les aigus), alors que les régions proches de l'apex répondent aux basses fréquences (dans les graves). Il y a une gradation continue de la fréquence de réponse de la base vers l'apex; c'est ainsi la position d'une cellule ciliée le long de la cochlée qui détermine la fréquence à laquelle cette cellule montre une sensibilité maximale. On parle de l'«organisation tonotopique» de la cochlée.

Le principal mode de stimulation de l'organe de Corti en réponse au son met en jeu les vibrations de la membrane tympanique qui sont transmises à l'endolymphe du canal cochléaire par la chaîne des ossicules de l'oreille moyenne. Ces vibrations mettent en mouvement la membrane basiliaire, puis les cellules ciliées par l'intermédiaire des cellules de soutien. D'autres modes de stimulation sont cependant envisageables, le plus notable étant la vision auditive par conduction osseuse, où les cellules ciliées sont stimulées directement par les vibrations de l'os crânien.

Les sons détectés par l'oreille interne sont transmis au cerveau sous la forme d'impulsions nerveuses. L'intensité du son perçu dépend de la vitesse de répétitions des impulsions, alors que sa fréquence implique l'identification des fibres nerveuses qui transmettent les impulsions.

Mesure des capacités auditives

L'audiométrie est la totalité des méthodes utilisées pour mesurer les capacités auditives d'un individu, et par conséquent peut-être diagnostiquer une surdité. Il existe en particulier des méthodes subjectives, qui font appel au concours du sujet (tests et questions du type entendez-vous, n'entendez-vous pas ?), et aussi des méthodes objectives, applicables sans la participation du sujet :

  • PEA (Potentiels Evoqués Auditifs) ;
  • ASSR (Auditory Steady State Response) ;
  • ŒA (otoémissions acoustiques génèrées [ŒAP] ou spontanées [ŒAS]).
  • Audiométrie tonale
Elle utilise des sons purs pour tester l'audition, et consiste à mesurer le seuil d'audition à diverses fréquences (fréquemment par bandes d'octave, de 125 à 8000 Hz), ainsi qu'à le comparer aux seuils de référence pour ces mêmes fréquences (le seuil d'audition indique le niveau sonore minimal qui est indispensable pour qu'une personne détecte un stimulus sonore). Les seuils de référence sont censés indiquer la capacité auditive qu'on doit rencontrer en moyenne chez un individu sain, selon son âge.
Sur un audiogramme, on utilise fréquemment l'échelle des décibels HL (pour Hearing Level). Une valeur en décibels HL vaut la valeur en dBSPL pour laquelle le patient détecte (entend) un son, moins la valeur de référence (en dBSPL toujours). Cette échelle représente par conséquent l'écart de l'audition de la personne testée comparé à l'audition moyenne. Cela veut dire que quelqu'un qui a un audiogramme avec des résultats de 0 dB HL à l'ensemble des fréquences possède une audition qui est tout-à-fait normale (pas d'écart avec la moyenne). Les mesures annonces au patient sont le reflet de la perte et non la quantité d'audition restante.
Cet examen doit aussi comprendre pour être complet une audiométrie par conduction osseuse. Elle est réalisée en venant directement stimuler l'os temporal localisé derrière le pavillon. Elle permet d'exciter directement la cochlée, et de détecter des problèmes de surdité de transmission, qui sont fréquemment liés à des déficiences ou des infections de l'oreille moyenne.
  • Audiométrie vocale
Même principe que la précédente elle peut aussi être faite par conduction osseuse les stimuli sont des liste de mots, ou de syllabes.

Voir aussi

ltrason, infrason, pollution sonore, protections auditives

Liens externes

Notes et références



Dispositif sensoriel - Dispositif auditif

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"Audition - popstars kill"

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 21/11/2009.
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